Electrochoc fête cette
année ses 5 ans et annonce une édition vivifiante
et ouverte sur le monde, toujours résolument engagée
dans la découverte des Arts Numériques,
avec une programmation touffue, à l’écoute
des nouveaux courants musicaux utilisant les nouvelles
technologies tant en matière de musiques actuelles
que de traitement de l’image.
Ben Sharpa
ne vous est sans doute pas inconnu si vous avez suivi
l'ouverture amorcée par Jarring Effects vers
l'Afrique du sud depuis 3 ans. Déjà
présent sur le coffret Cape Town Beats sorti
en 2007 puis au travers d'un EP vinyle - The sharpaganda
theory lesson # 1- Ben revient tout naturellement
avec son premier album à venir le 09 novembre
prochain. Sur ces 12 titres, Ben aligne avec sa verve
east coast, bombes sonores sur bombes sonores, s'attaquant
avec panache à toutes les sonorités
actuelles. sur une ligne de basse guerrière,
il confirme son assise dans un style atypique entre
hip hop Us et grime anglais, avec des clins d'oeils
non dissimulés à Virus Syndicate ou
Roots Manuva, dynamitant même le ragga à
grands coups de breaks destructurés.
Tandis que Ben brouille les pistes, ses lyrics souvent
teintés de revendications - « check the
evidence », «Hegemony», «genocide
Howards» - nous plongent en apnée dans
les ghettos d'Afrique du sud. Comme à son habitude,
notre MC a su également s'entourer de producteurs
renommés tels que les sud-africains Sibot (Playdoe,
Real Estate Agents), D-planet (Pionneer Unit) ainsi
que le beatmaker anglais Milanese. Echange de bons
procédés puisque ce dernier vient de
sortir un ep - lockout- sur le célèbre
label de Mike Paradinas -Planet µ- sur lequel
Ben Sharpa a posé son flow dévastateur
... avec ce premier album, Ben Sharpa représente
une nouvelle génération de mc qui, à
cheval sur trois continents, synthétise un
hip hop cosmopolite et terriblement actuel.
K the I???
est un MC tout droit débarqué de Los
Angeles à la mélopée véloce
et lancinante. Compagnon de route de Thavius Beck
, avec lequel il évolue au sein du label Mush
Records, (cLOUDDEAD, Aesop Rock, Busdriver) K The
I ??? a profité de cette communauté
riche en producteurs de talents pour composer son
1er album. Échange de bons procédés
puisqu’il participe régulièrement
à des featuring avec ces mêmes protagonistes
(« Still alive », chez Anticon,«
Imperial Letters Of Protection » chez BigDada…),
une sorte d’évolution en circuit fermé,
nourricière et créatrice. On pense forcément
à Cannibal Ox ou Bigg Jus, même si toute
comparaison reste fortuite. En live, les basses sourdes
et abyssales cohabitent avec les sonorités
digitales sur fond de hip-hop abstrait et percutant.
Mais l’artiste ne se cantonne pas à imiter
ses pairs. Il provoque, sur des spirales obsédantes
agrémentées ça et là de
guitares et synthés hypnotisant, des mélodies
qui flirtent avec l’IDM ou le downtempo, et
soulignent ainsi l’aspect très personnel
de ses productions.
JEUDI
01 AVRIL
Soirée
d'Ouverture
découvertes
et Arts Numériques
DOCTOR FLAKE
tANGRAM
les
abattoirs
20h30
Non ce n'est pas un
poisson d'avril, c'est belle et bien la soirée
d'ouverture du festival aux Abattoirs, On vous propose
plutôt une soirée découverte qui
oscille entre abstract hiphop et electro inspirée…
En présence : les force vives régionales
!
Doctor
FLAKE est un producteur/compositeur français
qui évolue dans un registre Hip-Hop abstrait
/Trip-Hop comme un expert médical de la découpe...
musicale: un "chirurSicien". Son travail
de composition débuté en 2001, consiste
à développer des univers sonores essentiellement
instrumentaux à partir de matières sonores
déjà existantes. Ces divers prélèvements
sont minutieusement découpés avant d’être
assemblés et arrangés pour cohabiter
au sein d’un morceau : un vrai travail de "fourmiSicien".
En composant à coups de samples puisés
au fil de ses pérégrinations auditives,
Doctor FLAKE réalise un son obscur et class
où s’entremêlent thème mélancolique
et rage sourde pour une finalité réellement
picturale.
tangram
(fr)
«
Jeux de pièces géométriques différentes
permettant l’élaboration infinie de nouvelles
formes. (Electro-Texte) Mélange contemporain
de trois horizons (Electro/Rock/Improvisation) couronné
par des textes imagés. Ce trio improbable s'articule
autour de dispositifs électroniques ( Machines
infernales, thérémin,...) du retraitement
et l'emploi d'instruments traditionnels (Saxophone,
guitare,cymbales,...). Cette forêt de câbles,
de processeurs se réchauffe au contact des
vibrations cuivrées et vocales pour nous livrer
une vision poétique et déjantée
de notre monde et de son avenir... Un projet ludique
qui n'a qu'un objectif : jouer sur le fond et la forme
pour que ça bouge!
[Clément Edouard] : Lunatics Toys, Supermarket,
AM PM, Styl’o’styl, Kugley...
Saxophone/Clavier/Dispositifs électroniques/Cymbales.
[Guillaume Dussably] : Kugley, Filibil, Jokari PLayers...
Mac/Dispositifs électroniques/Pads/Chœurs.[Benjamin
Vaude] : Vaude B.:., MacZde Carpate...
Chant/Guitare électrique/Thérémin.
VENDREDI
02 AVRIL
Soirée
"bizarre, vous avez dit bizarre !!"
vON MAGNET
DOUBLE NELSON
Collectif
français à géométrie variable
fondé autour de Phil Von et Flore, Von Magnet
produit un son à la croisée de l’électro,
de l’indus et des musiques orientales ou flamenco.
Exerçant son art scénique pluridisciplinaire
à travers le monde depuis 1985, cette troupe
porte également une philosophie d’entité
nomade, une continuité conceptuelle entre la
création d’un disque et le spectacle
s’y associant. Après «De l’aimant»,
album sorti en 2005, significatif de leurs premières
amours électro flamenco, Von Magnet a sorti
en 2007 chez Jarring Effects «Ni prédateur
ni proie». Un album qui met en sommeil les univers
hispaniques très sensuels pour cette fois faire
place à la tragédie humaine entre orient
et occident. Au cœur de la tourmente se mêlent
percussions massives, nappes lynchiennes nimbées
de drames cinématiques, tandis que les voix
profondes de Phil Von et Flore Magnet, nous emmènent
encore une fois vers la dualité de l’être.
Ils présenteront en exclusivité pour
le Riddim Collision la version concert de ce spectacle,
pour un moment riche en émotions visuelles
et sonores (musique électronique, motifs ethniques
arabo-andalous ou soufis, instruments rocks déviés,
scénographie, danses sur planchers percussifs
et à corde, chants, happenings, scénographie,
lights et vidéos). Somptueux
Discocore/indusgroove
deviant (..sexy), hypnotico-ultrabass-swingtrash (..tribal),
punk’n bass-machine urbain (..psyche) .. souple
mais tendu, fonce mais clair, + decors onereux (faut
pas deconner avec l’emballage), Voila un résumé
de des paratiques musicales ectrème de double
nelson en live ! à voir et à vivre,
comme cette soirée...
SAMEDI
03 AVRIL
Soirée
Carte Blanche
LE PEUPLE DE L'HERBE
SHRI
les
abattoirs
20h30
Le Peuple de l'Herbe
fait parti des résidents de la scène
de Musiques actuelle, depuis sa création ils
furent les premiers à venir préparer
leur set ici. Déjà parrain de la première
édition du festival en 2006, c'est en toute
logique qu'il assurent cette carte Blanche pour cette
édition anniversaire. Et on leur fait confiance
!
Fort d’une
déjà longue et belle histoire, de l’expérience
du sage et d’une énergie intacte, Le
Peuple de l’herbe à dévoilé
son nouvel album Tilt le 16 Novembre dernier.
Typique de ces groupes français qui compte,
loin de tout tapage médiatique, les lyonnais
du Peuple de l’herbe, précurseurs des
briseurs de barrières des genres musicaux (la
musique du groupe reste particulièrement inclassable,
entre influences black et hip-hop, instrumentaux cinématographiques,
quelques évidences rock’n’roll,
postpunk ou dub, mais surement pas comme le pensent
encore certains, de la musique festive un peu trop
facile), écumeurs des salles de concerts de
l’Europe entière (du plus petit club
underground aux plus gros festivals populaires), et
adeptes du ‘’on est jamais mieux servi
que par soi-même’’ (indépendance
et autonomie restent des postulats de base de la carrière
du groupe), gang dévoilent donc leur cinquième
album studio, enregistré à domicile,
dans leur propre studio, la Supadope Factory, parfait
laboratoire d’expérimentation et de production.
Le propos du Peuple de L’herbe reste souvent
énervé et explosif (Radio Blood Money,
le précédent album de 2007 ne faisait
déjà pas rire…), les difficultés
de notre époque et les clins d’yeux au
passé sont au cœur des morceaux, envolées
cuivrées, breakbeats puissants, basses lourdes,
rythmiques d’aciers, paroles tranchantes, nappes
sombres ou riffs nerveux font les piliers de la musique
azimutée des lyonnais. Tout cela tempéré
quand même par une certaine légèreté,
un humour sombre, ironique et un second degré
bien présent (à ce titre, l’utilisation
et le choix des samples est souvent tranchant et efficace).
Le groupe reste aussi un must absolu sur scène,
toujours porté par la rage et l’énergie
des premiers concerts, envoie du début à
la fin de shows intenses et survoltés, demandez
donc aux milliers de kids, fans ou néophytes,
qui ont été un jour au contact d’un
live du Peuple...
Un groupe plus que jamais vivant et enthousiaste,
suffisamment en phase avec son époque pour
en faire un des acteurs majeurs de la scène
indépendante française, sereinement
tourné vers l’avenir…
Cet
anglais d’origine Indienne n’en est pas
à son premier coup d’essai on le connaît
surtout grâce à sa collaboration avec
le dj/producteur badmarsh. Shri, né à
Bombay, fait de la percussion son instrument de prédilection
depuis l’âge de deux ans. Il trouve sa
voie dans la musique, notamment grâce à
sa rencontre avec Nitin Sawhney en 1994. Il revient
avec un nouveau set live.
DIMANCHE
04 AVRIL
Soirée
Electro / Afrique
FREDERIC GALLIANO & KUDURO SOUND SYSTEM
BANKO
Au
FIL à
St Etienne
20h30
Frédéric
Galliano & Kuduro Sound System
(Angola / FR)
Toujours
là où on l'attendait pas, Frederic Galliano
Sound System va surprendre par sa violente sensualité.
Musique emblématique de la jeunesse de Luanda
en Angola, mélange de house ultra-nerveuse
et de battucad, explosée par le flow ravageur
des kuduristas, le Kuduro est pour Frédédric
Galliano la musique la plus inattendue depuis dix
ans. Née dans les ghettos de Luanda, le Kuduro
est la première musique électronique
100% africaine. Les Mcs Pai Diesel, Pinta Tirru et
Gata Agressiva (1 gars et 2 filles) apportent leur
rage, Frédéric Galliano la mise en valeur
et le tout dégage une énergie hors norme.
Sa nouvelle compilation, Kuduro Sound System, avec
des titres assemblés et enchaînés
selon la méthode du DJ mix, constitue un pas
supplémentaire dans cette démarche.
S’il a voulu "donner des clés d’accessibilité"
avec un simple en français qui a pour titre
Danse avec moi, kuduro !, le DJ n’a fait aucune
concession sur la base rythmique et la vitesse des
morceaux qui sont les fondements du kuduro. Tout juste
s’est-il autorisé à ajouter ici
une ligne de basse, là quelques sons électroniques.
Ou encore à faire référence aux
liens de cousinage entre le Brésil et l’Angola
sur Batucadurooo ! Enregistré à Rio
avec un chanteur de baile funk, le morceau accentue
le parfum de carnaval qui imprègne cet album.
Ali
Boulo Santo (Dakar) et Louis 2000 (Rhône-Alpes)
ont souvent partagé les mêmes scènes
à travers le monde jusqu’à ce
concert exceptionnel à Pékin où
lors du rappel, ils ont enfin pu pour la 1er fois
improviser ensemble. C’est à partir de
2006 que l’idée d’un duo est née.
Chacun à sa manière a fait du chemin
l’un vers l’autre : Ali Boulo Santo en
électrifiant sa Kora et en tentant des expériences
avec le jazz ou les musiques électroniques,
et Louis 2000 en composant à partir de prises
de sons faites au Mali, au Sénégal,
en Casamance ou en Algérie. Le dispositif instrumental
se compose d’une kora, de djembés, d’une
guitare électrique, d’un théremin,
d’un synthétiseur et d’un ordinateur,
permettrant ainsi d’explorer des pistes acoustiques,
électriques et électroniques. Au-delà
du mélange des sonorités traditionnelles
de l’Afrique et des technologies actuelles informatique,
Banko cherche une écriture s’affranchissant
des différences esthétiques dépassées
aujourd’hui.
MERCREDI
07 AVRIL
Soirée
Installation et Performances
TUJIKO NURIKO
LA MACHINE A REVER De Lionel Stocard
LIVE COOKING
PALUNDROME De Lionel Palun et Jérome Notinger
Tujiko
est japonaise et réalise de petits bijoux électroniques
qu’elle porte seule du haut de ses 3 pommes
dans tous les festivals de la planète underground.
Tour à tour cataloguée comme génie
ou égérie surdouée, en l’espace
de 4 albums la presse électronique branchée
(Fluctuat, Chronicart, Les Inrocks) s’est entichée
de sa musique synthétique, aigre douce aux
accents de pop lubriques.
Son dernier album « solo » (editions mego
- La Baleine) sorti au printemps dernier est une petite
merveille mais c’est sur scène que la
belle japonaise nous montre qu’elle est à
l’apogée de son art, une musique élaborée,
puissante et ciselée comme un diamant.
Tujiko Noriko est une musicienne (chanteuse/compositrice)
et réalisatrice japonaise, née à
Osaka. Elle vit aujourd’hui en Région
parisienne.
Elle commence à chanter à la fin des
années 80 mais n’enregistrera son premier
album que 10 années plus tard. Entre electro-pop,
trip-hop et compositions expérimentales, sa
musique se déploie sur des rythmiques répétitives
autour desquelles s’organisent samples et mélodies
formant une musique d’apparence dépouillée
et pourtant complexe avec ses variations graduelles,
ses moments d’intensité, ses silences
aussi.
Elle rencontre Peter ‘Pita’ Rehberg en
décembre 2000 à Tokyo, et collabore
avec celui-ci pour une nouvelle création sonore
pour la compagnie de danse DACM (Gisèle Vienne
& Étienne Bideau-Rey). Au même moment
elle rejoint Slidelab (Yoshihito & Marumaru) et
s’implique dans la sortie du magazine OK FRED.
En 2005, ce n’est pas moins de 4 collaborations
qui paraissent sous divers labels dont une création
en collaboration avec Portradium, alias Ludovic Poulet,
pour l’exposition Mélancholic Beat de
Saâdane Afif (Folkwang Museum, Essen, déc.
2004) à partir de quatre textes de Lili Reynaud-Dewar.
Elle a aussi collaboré avec Aoki Takamasa,
Riow Arai et Lawrence English.
En juillet 2005, son film Sand and Mini-Hawaii a été
projeté pour la première fois à
la Fondation Cartier à Paris. Son dernier album
«solo» (editions mego - La Baleine) est
sorti en 2007.
Soirée
Pluridisciplinaire, Arts Numériques, Rock
électro et Mythologie ?
DANS MA RUE : FAUST !
FAUST GO TO HELL ! (spectacle de rue, musique,
danse)
FAUST (Rock)
Les
abattoirs
20h30
Sur le thème
de Faust, cette soirée sera le point d'orgue
d'une installation dans l'enceinte des Abattoirs.
Sur ces façades, les histoires improbables
d'un territoire, les perrigrination de créateurs
et visionnaires de LeMaTriCe s'animeront… La
"rue Faust" c'est cet espace, entre la rue
et les Abattoirs qui vous amènera à
découvrir le Kraut rock de Faust le groupe
allemand et une création emflammé du
"Elvis Undead club".
une soirée Mystique, pour les curieux, un rendez-vous
immanquable...
Librement
inspiré du mythe de Faust, « GO TO HELL
! » raconte le quotidien d’une troupe
de comédiens minables. Leur errance baroque
d’artistes sans talent en quête de succès
plonge peu à peu dans une atmosphère
étrange où se mêlent fantasmes
et cauchemars, illusion théâtrale et
cruelle réalité. Aveuglé, un
comédien vend son âme au diable. Il est
alors emporté dans une spirale tragique jusqu’à
son inévitable chute. Folie hallucinatoire
ou damnation, schizophrénie ou rencontre avec
Méphistophélès !?! Peu importe
le flacon … En compagnie de : Christopher Marlowe,
Johann Goethe, Edgar Poe, Sergueï Prokofief,
Blaise Cendrars, Charlie Chaplin, Henri Michaux, Federico
Fellini, the Stooges …
Equipe
Philippe PELLIER Comédie, scénographie
et mise en scène
Fabrice TAPONARD Comédie, danse
Alain SALLET Comédie, danse
Cyril DARMEDRU Machine, saxophone, compositeur
Estelle NEVEU Garçon de piste
Olivier GALAND Guitare électrique
Nicolas PELLIER Batterie
Florie BEL Costumes
Coline ROGER Chant
Clément KAMINSKY Création Lumière,
construction
Simon DEBORNE Prise de son, mixage
Anne-Noelle DEBORNE Graphisme & vidéo
THE ROSE COTTAGE Construction & manipulation
Les
allemands de Faust sont les inventeurs du «
Krautrock », un genre musical à la limite
entre le rock, le métal et les prémices
de la musique électronique. Ils réinventent,
dès le début des années 70’s,
le processus de production musicale. En utilisant
des bruits industriels, en générant
des rythmes hyptnotiques, ils pratiquent la musique
comme un collage sonores très dense: un son
instrumental avant-gardiste très bruyant, mélange
de musique rock, d'improvisation, de sources électroniques…
SAMEDI
10 AVRIL
Soirée
Electro / World / Reggae / Ragga... and other
things
MOLECULE
MC NAVIGATOR & DJ ERB DUB
YELIZ K
LES
abattoirs
20h30
Oscillant, tel le cardiogramme
d'un coeur en train de subir un électrochoc,
entre dub, dubstep et drum'n'bass, cette soirée
va être très chaude ! avec des invités
des quatres coins du monde. une nouvelle scène
jamaïcaine plus électro que jamais avec
Terry Linn, la rage dnb avec le Mc anglais des Freestylers
ou encore Molécule et son alchimie dub...
Fidèle
à sa formule hybride, cet alchimiste sonore
invite des vocalistes de tous horizons à s'imprégner
de l'atmosphère de ses rythmes minimalistes,
terrains de jeu et sources d'inspiration pour un casting
riche et décomplexé : pour ce nouvel
album, Molecule a effectivement fait appel à
des artistes aussi divers que Charlélie Couture,
Arielle Dombasle, Promoe, Leeroy, Nemo, Webbafied
et Zig Zag.
A l’origine
membre du crew FREESTYLERS, Navigator s'est fait remarqué
en France sur le 2eme Album d'Asian Dub Foundation
: RAFI. Old Timer et fervent activiste de la scène
drum'n bass anglaise, son single MO FIRE fut en 2001
un véritable tube à l’échelle
planétaire. Sur scène, il est accompagné
d’ERB N DUB : artiste polymorphe tour à
tour, DJ, producteur, Turntablist et batteur. Apres
avoir fait bouncer tous les plus gros dancefloors
de la planète drum’n’bass et s’être
illustrer aux côtés des plus grands noms
du style (Roni Size, Micky Finn, Skibadee pour ne
nommer qu’ eux), Il fonde le Label Bad Monkeys
avec Future Prophecies. C’est aujourd’hui
incontestablement l’étoile montante de
la scène UK. Leur set Drum'n bass et Dub Step
à la pointe du genre, est un cocktail explosif
dont personne ne revient indemne : FIRE BURN !!!!!!!!!!!!!!
Prenez
un peu de Watcha Clan, un peu d'Ez3kiel avec une bonne
dose d'High Tone et vous obtiendrez YELIZ K. Un electro
choc Dub N World !
YELIZ K débarque avec sa dernière livraison.
Un son sans concession engagé dub electro rock,
pour un nouveau set live inédit qui saura vous
emmener dans une autre dimension, entre Zion et Pluton.
Addiction Garantie !!
VENDREDI 16 AVRIL
Soirée
Electro Latino
DA CRUZ
NOVALIMA
DJ CliCK LIve Band
LES
abattoirs
20h30
Quoi de plus entrainant
que ces musiques influencées par l'histoire
de pays tel que le Brésil, le Pérou…
c'est que nous proposons pour cette soirée
world croisé avec un électro finement
travaillé. que se soit Novalima empreint d'Amérique
latine, Da cruz et sa présence toute brésilienne
ou encore le frenchy de l'histoire qui intègre
avec expérience toutes ces influences...
Concert
de présentation du nouvel album
avant de rentrer en résidence au Centre Barbara
Fleury Goutte d’Or pour préparer la future
tournée internationale.
Ils joueront en exclusivité les titres
de leur prochain cd DJ CLICK HERE ! Delhi
to Sevilla, un voyage aux confins des sources
gitanes en Inde jusqu’en Espagne, en passant
par la Turquie, les influences balkaniques et Klezmer
des pays de l’Est puis les rythmes méditerranéens.
Dj ClicK sera accompagné en live comme
sur son album par Valentina Casula
au chant, Tudorel Mihai au saxophone
et flute, Estelle Goldfarb au violon
et rejoint par Safi et Amal
à la danse.
Six artistes réunis sur scène,
représentant autant de cultures dans un live
jubilatoire sans frontière géographique
ni musicale. « Dj Click conjugue la
techno, la drum’n bass et les horas sur un autre
mode, et à d’autres temps... Ceux du
futur ! Une langue universelle, communicative et festive,
aux accents toniques et aux tempos survitaminés.
»
Le Pérou
noir à la sauce électro. Les tambours
de transe rehaussés par un écrin dub,
house ou salsa. C'est le troisième album du
collectif Novalima. Sûrement le plus afro. Il
faut dire que les quatre copains qui s'étaient
formés ensemble au rock dès l'adolescence
s'étaient ensuite perdus de vue. Le claviériste
vivait à Lima, le guitariste à Londres,
le programmateur à Barcelone et le bassiste
à Hongkong. En 2001, ils se sont retrouvés
et ont travaillé ensemble par courriels et
par MP3 interposés. Depuis 2005, ils opèrent
tous à nouveau à partir de Lima. Plus
soudés donc, plus ancrés dans leurs
sources. A leurs côtés, Milagros Guerrero,
une chanteuse dont le blues cuivré et entêtant
évoque étonnamment celui de Susana Baca,
la protégée de David Byrne. Et une armée
de percussionnistes qui s'attellent à la quijada,
la mâchoire d'âne (!), au cajón,
la caisse de bois sur laquelle on s'assoit, et à
la cajita, la petite boîte à aumônes
des églises. En guest stars, un rappeur cubain,
un rockeur espagnol et un salsero péruvien.
Coba coba, c'est le cri de ralliement des musiciens
péruviens quand ils se chauffent.
Eliane Azoulay
Telerama n° 3084 - 21 février 2009
De la musique péruvienne, on connaît
surtout la merveilleuse chanteuse Susana Baca, «
l'ange noir de la chanson afro-péruvienne »,
et la moins glorieuse musique folklorique avec flûtes
indiennes jouée sur les marchés du monde
entier. Le collectif Novalima, composé de 4
musiciens-producteurs d’origine péruvienne
dispersés dans le monde entre Lima, Londres,
Barcelone et Hong Kong, permet de mettre un coup de
projecteur sur cette musique méconnue avec
une relecture des airs traditionnels. Leur musique
est proche dans l’esprit de celle du Nortec
Collective de Tijuana. De la musique traditionnelle
subtilement enrobé d’électro,
des combinaisons de percus péruviennes (quijada,
cajón, cajita) avec des basses plus funky et
des rythmiques dub. Milagros Guerrero une chanteuse
dont la voix n'est pas sans rappelée celle
de Susana Baca et Gecko Turner, un rockeur espagnol,
entre autres, viennent prêter leur talents.
Une musique afro-péruvienne pas toujours très
bien considérée, même dans son
propre pays, qui se pare de sonorités plus
actuelles, et qui constituera une bande-son idéale
pour l’été en sirotant un petit
Pisco. A noter la sortie d'un album de remix de Coba
Coba disponible sur Cumbancha.
Da
Cruz
(Brésil)
Electro-acoustic
Brazilian Music directly from the Swiss Alps –
urban transglobal Pop between Brazilian soul and Asian
technology.Seu Jorge, Zuco 103, Cibelle, Bebel Gilberto:
The most exciting brazilian music is momentarily produced
outside of Brazil.
Mariana Da Cruz is a new one of
these creative runaways. After a solid career –
first in a church-choir, after as a Bossa nova singer
in Sao Paulo and Lisbon – she moved to the new
world and stranded in Switzerlands capitol Berne Here
she met the producer Ane H. who was – with his
band Swamp Terrorists – one of the pioneers
of Electro-Metal, toured the world from Japan to Brazil
in the 80ies and 90ies and released ten grim records
during these decades. Without forgetting Marianas
Brazilian roots, they started to create their unique
style between Bossa Nova, Breakbeats, Jazz, Samba
Rock and Electro. The music of Da Cruz is partly danceable
and partly it is just disturbingly beautiful.
For the first album „Nova Estaçao“
Da Cruz worked – among others – with Duduka
DaFonseca, the former drummer of Antonio Carlos Jobim
("Girl From Ipanema") who was jointly responsible
for the greatest hits in the history of Brazilian
music. In the USA, the CD was licenced by the label
Six Degrees (Bebel Gilberto, CéU). Their great
campaign, leaded DA CRUZ to the Top-10 of the CMJ
World Charts. The second album of Da Cruz is called
"Corpo Elétrico" and was partly recorded
in São Paulo and Berne/Switerland. It includes
14 new songs with participations of the percussionist
Bolao (Dorival Caymmi, Ivette Sangalo, Nei Matogrosso)
and the British producers Da Lata. The CD is distributed
in 33 countries – in most of them, the release
will be in the first part of 2009. „Da Cruz
stand for a modern, a curious and a proud Brazil“,
says Mariana Da Cruz. „There are so many boring
clichés around, about my country. With my music
I try to show, that there is a Brazil far away from
carneval, bikinis and samba-plumes – there is
also an urban, progressive, open but still romantic
Brazil with a sane respect towards its traditions
and culture.
SAMEDI
17 AVRIL
Clôture
du Festival
ODDATEEE
ZOMBIE ZOMBIE
BEAT TORRENT
SYSTEMA SOLAR
LIMA DJARI
LES
Abattoirs
20h
à 04h00
De 20h00 à 4h00
du matin, c'est la soirée de clôture
du festival, le dernier rendez-vous, les dernières
notes, les derniers mouvements… Comme à
notre habitude nous vous proposns un cross over autour
de musiques électroniques. Du Hiphop bien balancé
par Oddateee, les remix de Beat torrent très
attendu depuis leur empêchement de l'année
dernière, du rock avant gardiste par les Zombie
et… que du bon pour clôturer cette cinquième
édition !
Né
en plein Bronx à la fin des années 70,
Ricardo Galindez, alias Oddateee, grandit dans la
ville d’Union City dans le New Jersey où
il débute son odyssée hip-hop grâce
à sa rencontre avec le producteur Komplx. Ils
fondent par la suite le mythique collectif The Labteks,
puis, à partir de 2002, Oddateee va progressivement
se dégager des Labteks pour se lancer en solo
ou en guest.
Après un premier album «Steely Darkglasses»
sorti en 2004, une tournée américaine
et européenne en compagnie de Dälek (2005),
de nombreuses participations vocales de haute voltige
- Markus Kienzl (Sofa Surfers), Karuan’s Chocolate
Distance ainsi que le projet Deadverse Massive (rencontre
studio avec Dälek et Destructo Swarmbots)-, Oddateee
nous revient en ce début d’année
2009 avec l’impressionnant «Halfway Homeless»,
un véritable coup de poing sous la ceinture
du novö hip-hop administré tout droit
des conins de la folie de notre homme.
Côté musique, ce nouvel essai se situe
à la confluence du hip-hop old school east
coast, de la musique hispano, de l’électro
hip-hop contemporain et des musiques plutôt
sombres comme l’indus ou la noïse New Yorkaise.
Côté lyrics, ses textes et son flow traduisent
ses peurs, colères et frustrations avec un
état de conscience certain sur les 13 morceaux
de ce brulôt. Oddateee offre un album qu’il
décrit comme émanant des ambiances de
rues sombres et flippantes et de « joint parties
» dans les building abandonnés de New
York.
Au final, le flow possédé de notre maestro
ponctue des instrumentaux lancinants, sombres et violents
comme le pesant «Not even one», l’effrayant
«Devil run Nation» ou le gigantesque et
touchant «My Ex» concluant cet album magique,
véritable cavalcade paranoïaque et sonore
issue du cerveau de ce petit génie. Retenez
ce nom: Oddateee.
Duo de choc
au répondant hors pair. Etienne Jaumet, saxophoniste
free-jazz, ingénieur du son, bricoleur et collectionneur
de synthés est l’homme derrière
les machines. Cosmic Neman, batteur des Herman Düne
doté d’un charisme indéniable,
sévit aussi bien aux percussions que sur sa
batterie Ludwig, poussant des cris et semant des bruits
et des effets spéciaux à tout va.
Suite à une rencontre lors d’une rétrospective
Dario Argento, nos deux héros s’aperçoivent
qu’ils partagent la même passion pour
les films cultes, la contreculture et la musique des
pionniers de l’électronique, tels Silver
Apples, Suicide, Pierre Henry, et tant d’autres.
L’idée leur vient alors de monter un
groupe et d'associer leurs talents : quelques lignes
de synthé monophoniques
sur une batterie krautrock.
Depuis plus d’un an, Zombie Zombie secoue régulièrement
les salles parisiennes et hors frontières lors
de concerts pleins de bruits et de fureur (les Nuits
Sonores à Lyon, le MEG à Montréal,
le festival de Dour, les Musiques Volantes à
Metz, …). Les témoignages d’une
expérience unique et inégalable sont
nombreux : certains parlent d’hallucinations,
d’autres de la perte de contrôle de leur
corps et des murs des salles qui transpirent. Le Nouveau
Casino, fidèle hôte du duo, vous donne
une nouvelle occasion de vivre votre propre histoire
avec Zombie Zombie, alors libre à vous de laisser
les machines prendre possession de votre corps et
de votre esprit…
En
bon activiste armé de platines, Atom et Pfel
sévissent dans le milieu du hip hop depuis
de nombreuses années. Tout commence par la
rencontre d’Atom avec Greem et 20Syl avec lesquels
il fait ses armes. Pfel les rejoindra plus tard afin
de former le collectif C2C. Quadruples champions du
monde DMC et champions du monde ITF, les quatre acolytes
peuvent se targuer d’avoir accompli une performance
encore jamais égalée. Cette reconnaissance
les amène à parcourir le monde mettant
le feu aux plus grand clubs d’Europe, d’Asie
et des Etats-Unis et ce notamment aux côtés
de Djs mythiques tels que Q-Bert, DJ Kentaro, The
Scratch Perverts ou encore Dj Vadim. C2C c’est
la combinaison de maîtrise technique et de recherches
incessantes de sons originaux imposant au turntablism
une musicalité qui est désormais leur
marque de fabrique. Egalement ingénieur du
son, Atom prolonge son insatiable appétit de
musique en travaillant pour de nombreux projets allant
du funk, au jazz, en passant par le hip hop. Acteur
incontournable du turntablism et aux titres gagnés
avec C2C s’ajoutent ceux gagnés en solo
: champion de France DMC et ITF à plusieurs
reprises il cumule également des titres européens
auxquels il faut ajouter cette seconde place acquise
aux championnats du monde DMC en 2005.
Colombie
en folie !
Enfourchez votre âne et sortez votre carriole,
Camuz vous fait découvrir aujourd’hui
la musique du collectif vidéo-musical tout
droit venu de la côte caribéenne de Colombie
: Systema Solar, véritable culte à la
danse et à la propagation du bonheur !
Lorsqu’on parle de culture sound-sytem, on pense
immédiatement à un bon gros son reggae
ou dancehall jamaïcain. Pour les plus branchés
d’entre nous, le terme évoque également
les gros sound-systems de kuduro (littéralement
« cul dur » en portugais), un genre de
musique originaire de l'Angola qui s'est créé
et popularisé dans les quartiers Nord de Lisbonne,
au Portugal. Un bon mélange de house, de semba
(ancêtre de la samba), de kizomba et de grime
dont le rythme a été accéléré,
il est considéré comme l'un des sous-genres
de la musique électronique africaine. À
cette évocation, on se transporte également
à Rio de Janeiro devant un gros mur d’enceintes
de Baile Funk.
Mais cette culture est en fait bien plus étendue
qu’on ne peut l’imaginer. Ainsi, à
Cartagena, en Colombie, des résistants travaillent
dur pour apporter et faire émerger de la bonne
musique, une culture originale et une bonne attitude
et partager ses bienfaits avec une population pour
qui la musique n’est pas seulement un loisir
mais un véritable mode de vie. Le collectif
colombien Systema Solar fait partie de ces pikos (sound-systems)
et remporte certainement haut la main le prix de la
bonne humeur !
Crée à la fin de 2006 pour la biennale
d’art de Medellin, ses membres sont issus de
traditions musicales diverses et mixent joyeusement
les bonnes ondes de la Caraïbe aux racines des
musiques africaines et sud-américaines. Ainsi,
porro, cumbia, fandango et champeta sont fusionnés
et parfaitement intégrés aux sonorités
hip-hop, house, techno, break beat, break dance ou
encore scratching avec en prime un vrai travail vidéo-musical.
Très attachés à la dynamique
musicale colombienne et à la tradition de la
Verbena (fête populaire colombienne), ils se
démarquent par un sens de l’humour très
poussé et une certaine insouciance dans le
traitement de leurs beats. L’important est de
savoir faire la fête !
"signifie
les cinq doigts de la main en Indonésien".
Après quelques années à peaufiner
leur nouveau projet, Lima*Djari débarque avec
un 2ème album qui fait figure d'ovni dans le
paysage musical. "Syndrome de Stockholm"
est un album abouti est conceptuel. Une vision claire
et quelque peu optimiste de la condition humaine,
avec comme fond d'écriture la charte du texte
"j'accepte".
Les titres "Pure Love" & "Baby
insane" en featuring avec Louise ROBEY, sont
co-produits par Phil Harding ayant oeuvré pour
Killing Joke, Dépêche Mode, The Clash
ou encore Nitzer Ebb.
La création vidéo & lumières
est devenu un élément clef de l'univers
du groupe. Sous forme de KinoMix, elle trouve son
inspiration au travers de sénarios d'auteurs
comme S.Kubrick, P.MacGoohan, R.Laloux (le prisonnier
"Numéro 6", punishment park, 2001
l'odyssée de l'espace, les maîtres du
temps ou Gandahar).
La rencontre avec le photographe américain
Stan SHAFFER (Andy Warhol, Grace Jones, Hell's angels
etc.) leur a permis d'avoir un "oeil" et
une "vision" à valeur égal
de leur "son", créant ainsi le visuel
pour le dernier Allbum.
Lima*djari signe là, avec "Syndrome de
Stockholm" plus qu' un style Electro-rock, une
identité !